Pour ceux qui l’ignorent, le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi tiendra une conférence de presse ce 06 mai 2026. Comme il est de coutume en pareille circonstance, les questions que se pose la population seront abordées. Et dans le monde du sport, la grande question reste le traitement inégal des disciplines.
Point n’est besoin de souligner ici que le basket-ball fait partie de ces disciplines qui souffrent. Toute la population a salué de deux mains la qualification des léopards seniors de football au mondial 2026 qui se joue du reste le mois prochain aux Etats-Unis, Mexique et Canada. Personne ici n’oublie l’implication personnelle du chef de l’Etat pour qu’on en arrive là.
Des moyens colossaux ont été débloqués.À l’opposé, les gens ignorent que le basket-ball masculin dispute également les éliminatoires de la Coupe du Monde. Et que les basketteurs congolais sont proches de décrocher également leur qualification. Leur parcours est jalonné des difficultés énormes pour le déplacement, le stage de préparation et leurs primes. Bref, ils ne bénéficient pas de la même attention que leurs homologues de football.
Pour preuve, depuis février, le Ministère des Finances bloque les primes de match : les joueurs et le staff n’ont rien reçu, pas même les frais de mission.En juin et juillet, les Léopards Basket-ball doivent partir en préparation pour la troisième fenêtre des éliminatoires. Jusque-là il se pose un certain nombre des questions qui méritent de réponse. D’où viendront les billets d’avion ? Comment loger les joueurs ? Quand est-ce qu’ils percevront leur prime relative à leur mission déjà accomplie de la deuxième fenêtre des éliminatoires ?
À dire vrai, face à cette incertitude et à l’approche d’une Coupe du Monde, c’est vraiment inquiétant.Mais pourquoi le basket-ball semble totalement délaissé et peu considéré, au point que les joueurs s’interrogent : comment venir en juillet alors qu’ils n’ont toujours pas reçu leurs primes après la qualification pour la deuxième fenêtre ?Comment obtenir enfin la considération que mérite cette discipline ?
Si l’on interroge l’histoire, le basket-ball ne mérite pas ce traitement dégradant. Dans les années 80 et 90, le basket-ball féminin de la RDC était le porte-étendard du sport congolais avec la génération dorée des dames exceptionnelles Nguya, Lingenga, Kamanga, Komichelo, Evoloko, Kamimbay ‘’Petit Poisson’’ et autres.
Les sportifs en général et les basketteurs en particulier attendent beaucoup du chef de l’Etat et ça sera justice.
Antoine Bolia




