La tension monte d’un cran en Ligue 2 congolaise ; Vingt-quatre heures après la fronde des clubs de Butembo, la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) sort de son silence et impose une procédure d’urgence pour tenter de reprendre le contrôle de la situation dans la Zone Est.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi 20 avril 2026, la Ligue Nationale de Football, par la voix de son Secrétaire National Roger Bakulubakisa Dianzenza, a ordonné la transmission immédiate de tous les rapports liés aux rencontres disputées sur les sites de Butembo et Kisangani.
Une procédure d’urgence enclenchée
L’instance dirigeante du football congolais exige des superviseurs locaux l’envoi « sans délai » de l’ensemble des documents officiels relatifs à la phase aller de cette 8e édition de la Ligue 2.
Parmi les éléments demandés figurent notamment :
les feuilles de matchs,
les rapports des officiels, les projets d’homologation, ainsi que les décisions prises par les commissions locales.
Ces documents sont indispensables pour permettre à la Commission de Gestion de statuer sur la régularité des rencontres et d’entériner les résultats.
Une décision liée à la fronde des clubs de Butembo
Si le communiqué reste administratif dans sa forme, son timing intervient dans un contexte particulièrement tendu. Plusieurs clubs de Butembo dont l’AS Nyuki, le DC Virunga, l’AS Macomin, l’AC Capaco et le FC Étincelle ont récemment exprimé leur ras-le-bol.
Ces derniers exigent le départ du délégué local Honoré Yenge Mumi, qu’ils accusent de partialité et de gestion autoritaire.
Face à cette contestation ouverte, la LINAFOOT semble vouloir reprendre la main,afin d’éviter un blocage total du championnat dans la Zone Est.
L’homologation des matchs en suspens
Sans les rapports officiels exigés, aucune homologation des résultats n’est possible. Une situation qui pourrait paralyser la suite de la compétition si elle venait à perdurer.
La démarche de la LINAFOOT vise donc à faire toute la lumière sur les allégations des clubs, notamment en examinant d’éventuelles irrégularités dans l’arbitrage ou dans la gestion des rencontres.
L’enjeu est désormais clair : rétablir l’ordre dans les plus brefs délais. Les superviseurs des sites concernés sont attendus au tournant, alors que les clubs frondeurs ont fixé un ultimatum de 48 heures.
La rapidité de réaction des responsables locaux pourrait être déterminante pour éviter une crise durable et sauver la crédibilité de la Ligue 2 dans la Zone Est.
Une chose est sûre : les prochaines heures seront décisives pour l’avenir de la saison…
Michael LURHUMA





