C’est un véritable coup de tonnerre qui secoue la Zone de développement Est/B du championnat national de deuxième division de la ligue nationale de football « LINAFOOT« . Dans un mémorandum incendiaire rendu public ce lundi 20 avril 2026 à Butembo, une majorité des clubs engagés retire sa confiance au délégué de la LINAFOOT, Monsieur Honoré Yenge Mumi, et menace de boycotter la suite de la compétition.
Le climat était déjà délétère, il est désormais explosif. Réunis au terme de la phase aller de la compétition, les représentants des clubs de la Zone Est/B n’ont pas mâché leurs mots.
À travers un document officiel dont nous avons obtenu copie, ils dressent un réquisitoire accablant contre l’autorité provinciale de la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT).
Un chapelet de griefs : entre opacité et favoritisme
Les signataires du mémorandum parmi lesquels des poids lourds comme l’AS Nyuki, le DC Virunga, l’AS Macomin, l’AC Capaco et le FC Étincelles dénoncent une gestion aux antipodes de l’éthique sportive. Huit points majeurs sont soulevés pour justifier ce désaveu :
1. Abus de pouvoir et intimidations : Le délégué est accusé de pressions répétées sur les dirigeants de clubs et les membres de la commission ad hoc.
2. Partialité flagrante : Le document mentionne explicitement que Monsieur Yenge Mumi se serait transformé en « allié et défenseur attitré » de l’US Socozaki, rompant ainsi le principe de neutralité.
3. Manipulation de l’arbitrage : Des consignes auraient été données aux officiels de match pour favoriser certaines écuries au détriment d’autres.
4. Gestion financière opaque : Le flou entourant la répartition des recettes de matchs figure également en bonne place des revendications.
Le terme est lâché dans le document : les clubs décrivent un « délégué dictateur » qui refuse tout conseil et impose ses décisions de manière unilatérale.
L’ultimatum des 48 heures
L’heure n’est plus aux simples doléances, mais à l’action. Estimant que ce comportement a gravement préjudicié les équipes durant toute la manche aller, les clubs exigent le départ immédiat de Honoré Yenge Mumi et son remplacement par une personnalité plus consensuelle.
Le ton est particulièrement ferme concernant la suite des événements :
« Si dans les 48 heures qui suivent nous n’obtenons pas satisfaction à notre demande, ne soyez pas surpris de constater le désengagement de nos équipes de cette compétition. »
Un championnat en péril ?
Avec 5 clubs signataires sur les 8 restants que compte initialement cette zone, la menace est à prendre au sérieux. Un retrait massif paralyserait de fait le championnat, plongeant la Ligue 2 dans une crise administrative et sportive sans précédent dans la région.
La balle est désormais dans le camp de la direction nationale de la LINAFOOT à Kinshasa. Le silence ou la réaction de l’instance organisatrice dans les prochaines heures déterminera si le ballon continuera de rouler à Butembo et ses environs, ou si la crise administrative finira par l’emporter sur le terrain.
Michael LURHUMA





