La Fédération de Basketball du Congo (FEBACO) a pris une décision forte à l’encontre de Jean Willy Ikanda, entraîneur de l’ASB Ngaba Basket Center, à la suite d’une affaire de harcèlement sexuel qui a suscité de vives réactions dans le milieu du basket-ball congolais.
Selon les éléments ayant motivé la procédure disciplinaire, l’entraîneur est accusé d’avoir exigé un acte sexuel d’une ancienne joueuse de son équipe en contrepartie de la délivrance de sa lettre de libération, document indispensable pour rejoindre un autre club. L’affaire a pris une ampleur particulière après la diffusion sur les réseaux sociaux d’un enregistrement audio attribué au coach .
Réuni pour examiner le dossier, le Bureau Exécutif Fédéral de la FEBACO a décidé d’appliquer des sanctions exemplaires conformément aux dispositions des Règlements Généraux Sportifs et du Code Disciplinaire de la fédération.
En vertu des articles 187, 188 et 457 des Règlements Généraux Sportifs ainsi que des articles 4 et 35 du Code Disciplinaire, Jean Willy Ikanda a été radié du mouvement sportif fédéral. La décision lui interdit également d’exercer toute fonction d’entraîneur de basketball et lui retire l’accès à l’ensemble des installations accueillant des activités liées à cette discipline.
À travers cette sanction, la FEBACO entend réaffirmer son engagement dans la lutte contre toutes les formes d’abus, de harcèlement et d’exploitation au sein du basketball congolais. La fédération considère cette décision comme un signal fort destiné à protéger les athlètes et à préserver l’intégrité du sport.
Cette mesure est également présentée comme un avertissement à l’endroit de toute personne qui serait tentée d’adopter des comportements similaires dans le cadre de ses fonctions sportives.
L’affaire marque un précédent important dans la gouvernance du basketball en République démocratique du Congo et relance le débat sur la protection des sportifs, en particulier des jeunes athlètes, contre les abus de pouvoir dans le milieu sportif…
Michael Lurhuma





