La descente aux enfers se confirme pour l’équipe de la République démocratique du Congo de basketball.
Au dernier classement FIBA Afrique, la RDC occupe désormais la 12e place, fermant ainsi le top 12 continental.
Une position inquiétante pour une nation qui figurait encore à la 7e place en février 2025.
En l’espace d’une année, la régression est nette :
7e en février 2025,
9e en août 2025,
11e en février 2026,
et désormais 12e en mars 2026.
Une chute progressive qui traduit les difficultés sportives rencontrées ces derniers mois.
Des performances insuffisantes
La RDC paie le prix de ses contre-performances successives sur la scène continentale et internationale. Lors de l’AfroBasket 2025 disputé en Angola, les Léopards n’ont enregistré qu’une seule victoire pour quatre défaites. Un bilan insuffisant pour espérer conserver une position favorable au ranking africain.
La tendance ne s’est pas inversée lors des éliminatoires de la Coupe du monde, où la sélection congolaise a signé une victoire contre deux défaites, confirmant un manque de constance et d’efficacité face aux grandes nations du continent.
Pendant ce temps, des équipes comme le Mali et la Guinée,autrefois derrière la RDC, progressent et gagnent du terrain au classement.
Un appel à la remise en question
Cette situation interpelle. La Fédération congolaise de basketball est appelée à revoir sa stratégie de gestion de l’équipe nationale.
Plusieurs observateurs estiment qu’un travail plus structuré doit être entrepris, notamment dans l’identification et l’intégration des joueurs binationaux susceptibles d’apporter une réelle plus-value.
La question du staff technique revient également avec insistance, au regard des résultats jugés en deçà des attentes.
Enfin, l’implication des autorités publiques apparaît comme un facteur déterminant. De nombreux passionnés estiment que le basketball national mérite un accompagnement institutionnel plus soutenu, comparable à celui accordé à l’équipe nationale de football.
Le potentiel existe, les talents ne manquent pas. Mais sans réformes profondes et décisions fortes, la RDC risque de s’enfoncer davantage dans la hiérarchie africaine. Le temps presse pour redresser la barre.
Michael Lurhuma





