Sélectionneur manager des léopards de la république démocratique du Congo ,,Sébastien Desabre, s’est confié en exclusivité à la fédération internationale de football association(FIFA),deux semaines avant la finale de barrage de la FIFA pour la coupe du monde 2026 prévue le 31 mars, à Guadalajara au Mexique,voici ses principales affirmations:
« On est très motivés. On est dans la continuité de notre objectif de base. Il y a trois ans et demi, quand j’ai repris l’équipe, on avait déjà cet objectif en ligne de mire. Ce match de barrage sera notre 13e match depuis le début des qualifications. On peut dire que ça a été assez long. On a passé toutes les étapes.
Je ne peux pas sortir un moment en particulier. C’est un tout. C’est tout ce qu’on a vécu ensemble, ce qui nous a renforcés, les victoires comme les défaites. Tous ces moments de joie et de déception nous ont rendu forts et nous ont permis d’avoir notre chance. Au vu du travail que les garçons et le staff ont fait depuis trois ans, c’est mérité.
On s’appuie sur une défense qui est assez solide, mais on a également des stats offensives qui sont bonnes sur les derniers matches. On a la chance au Congo d’avoir de bons joueurs qui jouent dans de grands clubs. Et puis il y a surtout cette adhésion forte à ce projet collectif qu’on a mis en place.
La RDC a en effet la réputation d’être une équipe très collective et très soudée…
Les joueurs sont très solidaires sur le terrain et en dehors. On est effectivement tous très unis pour aller au bout de notre objectif. Jouer contre nous, ça peut parfois être difficile pour nos adversaires parce qu’on est extrêmement soudés, les attaquants défendent, les défenseurs attaquent, tout le monde est à la disposition de l’équipe comme si on était des soldats de la nation prêts à défendre notre pays.
Pour moi, c’est ça le plus important. C’est ce que je demande aux joueurs à chaque fois. On doit mouiller le maillot, on doit être très agressifs sur le terrain, dans le bon sens du terme bien sûr, on doit être unis et surtout ne jamais manquer d’humilité.
On ne craint personne pour le 31 mars,que ça soit la Jamaïque ou la Nouvelle Calédonie. On va jouer notre chance à fond. À nous de faire a minima le même match de très haut niveau qu’on avait fait contre le Nigeria (1-1 a.p., 4 tab à 3). La Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie sont des équipes qu’on connaît bien. On les a scoutées (sic). On aura en plus la chance de les voir jouer sur place le 26 mars. Mais pour l’instant, on est beaucoup plus focus sur nos joueurs.
Tout le monde a envie d’aller au Mondial, mais l’émotion ou l’enjeu ne doivent pas l’emporter sur la réalité. La réalité, c’est de faire un bon match, de rester humbles, et de tout donner sur le terrain. Soyons concentrés et bons le jour J pour pouvoir l’emporter et donner du bonheur au peuple congolais. C’est la finalité de notre démarche. Les Congolais sont fous de foot, il y a des gens qui souffrent au pays, et je sais que le 31 mars, tout va s’arrêter pour que les gens regardent le match. On espère donner aux Congolais le plaisir qu’ils méritent.
Se qualifier pour la coupe du monde serait la reconnaissance du travail accompli par tout le monde : mon staff, les joueurs et moi-même. Quand j’ai repris l’équipe nationale il y a trois ans et demi, elle était en difficulté mais j’y ai cru tout de suite, alors que pas grand monde n’y croyait. Aujourd’hui, on a cette chance d’aller en Coupe du Monde, on est tout proches de l’objectif, on a de la confiance, on a un collectif très fort mentalement, mais pour l’instant, rien n’est fait.
Mon parcours en France Tunisie,Maroc,algerie Egypte,etc. a déjà été une force pour manager cette équipe du Congo depuis trois ans. J’espère qu’il va se poursuivre et que je pourrai connaître la Coupe du Monde en tant que coach. Après, ça reste du football, il faudra mériter sa victoire le 31. On a confiance en nos forces mais on sait que ça ne va pas être facile. Il faut respecter tout le monde ».
DADOU EKOFO




