Au cours du point de presse qu’elle a tenu le dimanche 9 février 2025 à Planète J situé au Quartier 1, commune de Ndjili, la Dynamique des Arts Martiaux et Alliés ‘’DAMA’’ n’a pas mâché ses mots pour s’opposer pour la nième fois à la politique injuste et discriminatoire des autorités congolaises en ce qui concerne le sport. Me Rodrigues l’a déclaré tout haut :
‘’Nous fustigeons encore le comportement de cette histoire de 12 disciplines. On a une information en notre possession selon laquelle le ministère des sports aurait demandé à 12 disciplines seulement de transmettre leur projet annuel à l’insu de toutes les autres disciplines au nombre d’une soixantaine enregistrées au niveau du ministère. Alors qu’il nous avait été demandé aussi à nous à la fin de l’année passé, de transmettre nos provisions budgétaires que nous avons d’ailleurs transmis en bonne et due forme et qui a été transmis au parlement pour discussions et décision finale.
Et après que tout le monde ait déposé ses prévisions budgétaires (différentes disciplines avec réception d’accusé de réception) à l’assemblée nationale pour approbation. Après cette approbation, on reviendra maintenant dans le cabinet du ministre pour écrire une lettre à 12 disciplines seulement pour bénéficier des subventions de l’état en 2025 et nous autres nous pouvons aller mourir. Et ceci nous révolte. Nous devons-nous poser la question s’il existe une discipline supérieure aux autres en RDC ? La réponse est non parce que nous savons tous qu’on était dans un cas pire encore à l’époque du 1er ministre Matata Ponyo, où il n’y avait que 4 disciplines où on a vu toutes les disciplines disparaître à l’instar de la boxe, karate, judo, basket etc. À l’exception de 4, toutes les disciplines avaient des problèmes que nous avons maintenant. Même le football actuellement, où est passé la Linafoot ? La Linafoot n’existe plus parce qu’il n’y a plus la subvention de l’Etat face à ce projet. Alors nous autres, comment voulez-vous que nous continuons à vendre nos maisons, nos véhicules et nous endetter à la hauteur impossible pour faire vivre nos disciplines respectives et faire vivre ces jeunes gens que nous encadrons ? Ça c’est vraiment une marginaliation contre laquelle nous nous mettons débout et disons non. Ça ne peut plus continuer’’.
Antoine Bolia





